El Saphir CATACLYSME

21 mars 2014 | Par

Quand le Dancehall rencontre le Rap Game 976

6 septembre 2013 | Par

SAWIR FEAT CHAF MASTASAWIR FEAT CHAF MASTA, DJ MOBHIGH – I LIKE HER VOICE REMIX

Check la vidéo ici : youtu.be/lVl9uCPJOwQ

SAWIR aka DIEVIL GENIUS
Vous vibrez sur les sons de Popcaan ou Tommy Lee, vous aimerez Sawir aka Dievil Genius, de son vrai nom Djabiri Soiouirou. Il représente cette jeunesse du 976, née dans les années 90 qui a grandie au son des musiques urbaines et des musiques traditionnelles.

Du village de Mangajou où il fit ses premiers pas, c’est en 2003 qu’il commence à chanter avec un pote d’enfance Salimi Inssa. Ce qui n’est qu’un délire sur un petit concert à la base, se transforme en pur kif pour la musique et Sawir se lance en solo. Au début son style n’est qu’orienté rap, puis en 2010 il balance un remix sur le « Burial Spot » de Busy Signal, et c’est son entourage qui provoque le déclic en lui conseillant de continuer sur cette vibe.

« J’avais du mal au début pour adapter mon flow au rythme dancehall, puis j’ai découvert les productions de Big Ship qui mélangent les deux univers Hip Hop et Dancehall, et j’ai écrit « I Like Her Voice ».

- « Et pourquoi Dievil Genius ? »
- « Parce que j’aime faire des choses interdites (Dievil) mais qui ne font de mal à personne (Genie, Genius) »

De retour sur son île en 2013, Sawir aka Dievil Genius croise Mob High sur la tournée de Kalash, le single « I Like Her Voice » fait tilt.
Mob High qui travaillait déjà avec Chaf Masta, propose de réenregistrer en combinaison le titre, pour une nouvelle édition du single mixée en métropole par Two Face Supafly au Monkey Studios.

CHAF MASTA :
Né le 24 Janvier 1987 à Mayotte d’un père originaire du village de Bouéni et d’une mère originaire du village de Mronabeja. L’histoire de ZooAir commence réellement en 2006 sous le blaze de Chaf Masta. Durant cette année, il revient s’installer à Mayotte dans la capitale et plus exactement dans le quartier de « Passam City » ou vit sa mère. En France, avant de venir finir son lycée à Mayotte, il écrit plusieurs tites dont la chanson « Ma je viens de… », qu’il chantera finalement avec El Mafio (Fondateur du collectif Moudjahid Sound Prod) et Maka Wear. 

Chaf Masta n’est pas qu’un simple rappeur, il est aussi à l’origine de l’expression « Mayana » une expression qui prend de plus en plus d’ampleur dans la vie des mahorais et mahoraises. Mayana signifie Mayotte dans le langage des jeunes « Mayanes », en sommes, c’est tout un concept inspiré bien sûr de nos compatriotes des Dom Tom.
Il est aussi l’initiateur du « Dabisme » un concept qui a pour origine le mot « Daba » qui peut vouloir dire « con », « fou », « délirant », « pas sérieux »…, cela dépend de la tournure de la phrase. Pourquoi le « Dabisme » ? Cela fait tout simplement partit d’un « délire » avec un ami, Daba Mendo, et au final Chaf Lasta aka ZooAir s’en sert pour de l’auto dérision. 

En juin 2012, il rejoint le label Stafoula Records. A son actif déjà plusieurs singles qui font le buzz : « Bole Swaf », « Jour J » en featuring avec Jah D One l’artiste phare du groupe 976 Kaïra.
Sa collaboration avec Mob High date de 2010 en première partie de La Fouine et toute une équipe de chanteur qui pour plusieurs titres et concerts formèrent Mayana United. C’est également sur la tournée de Kalash que la collaboration entre le Dj et le rappeur prend un nouveau tournant : « I Like Her Voice Remix » est enregistré.

Source:https://soundcloud.com/mobhigh/i-like-her-voice-remix

T-shirt personnalisé Chez Mayotte 976

6 septembre 2013 | Par

Mayotte 976 – MILA, MILA pour « Maoré Ina Lada » est boutique Streetwear pour la jeunesse mahoraise et pour tous ceux qui veulent de l’exotisme. Un t-shirt, un slogan, une autre façon de redécouvrir l’île au parfum.

Mayotte 976 a conclu un partenariat avec la célèbre marque streetwear de Mayotte « Maoré 976 » afin de pouvoir proposer des motifs  variés et à forte valeur ajoutée. De plus vous pouvez personnaliser vos t-shirts avec vos propre slogan et logos sur le site, découvrez dès maintenant.

MILA - http://mayotte-976.fr/

LOSFRAKA :

11 novembre 2012 | Par

Interview de « Mahorais du monde » http://mahoraisdumonde.blogspot.fr/


Aujourd’hui je vous présente Losfraka, un rappeur qui a eu la chance de collaborer avec des pointures comme Joey Starr ou encore Kool Shen. Aujourd’hui il vit à Mayotte et nous fait partager sa musique qui est croyez moi excellent dans son registre.

 

Présente toi aux lecteurs, qui es tu et d’où viens tu ?
Je suis Losfraka. Je suis originaire de Saint Ouen, proche banlieue parisienne en Seine Saint Denis.
Je vis depuis 2006 à Mayotte.

 

Depuis quel âge chantes-tu et qu’est ce qui a déclenché cette envie de chanter ?J’ai commencé le rap à 17 ans.
J’ai toujours écouté de la musique car mes parents étaient mélomanes. Mais ma première passion était le foot que j’ai pratiqué pendant plusieurs années.
Ce n’est que vers 17 ans que j’ai écrit mes premiers textes de rap. L’amour de la musique a pris alors le dessus et j’ai délaissé le foot pour me consacrer pleinement au rap.A 17 ans, tu es déjà spectateur de beaucoup de choses positives ou négatives surtout  lorsque tu vis dans les grandes villes métropolitaines. Cela te forge très tôt un caractère, et te donne envie d’exprimer ton opinion, ton avis face à beaucoup d’injustices que l’on vit ou que l’on voit dans notre quotidien.
Pour moi, l’écriture a été un exutoire, une façon de m’exprimer sans limite. C’est cela que j’ai trouvé intéressant. Et dire des choses parfois crues est quand même plus facile en musique.La rencontre avec un ami compositeur m’a permis de mettre mes mots en musique.
Nous avons ensuite formé le groupe E2C avec 3 autres amis qui nous ont rejoints par la suite.

 

D’ou viens ton pseudo ?
« Los » est inspiré de mon véritable prénom.
Et « Fraka » parce que certains de mes amis me disaient que je « fracassais le beat ». (Mdm : J)

 

Ton album Hérésie est sorti récemment, avec qui as-tu collaboré pour  concrétiser ce projet ?

L’album comprend 17 titres. J’ai composé 16 titres sur les 17, et un a été composé par un membre de mon groupe E2C, connu sous le nom de RDM.
Nahid est présent sur 2 titres. C’est d’ailleurs lui qui a produit mon 1er clip « Les nerfs à vif ».
Brns, un autre de mes acolytes d’E2C, apparait sur 2 titres.
Bob Naf, un ami de longue date et mon backeur sur scène, pose avec moi sur un morceau « en guerre »
Et tout mon crew E2C s’est retrouvé pour la 1ère fois depuis des années sur le morceau « Hors La Loi ».

 

Parles moi de ton label.

Double SD Prod est une production récente qui a été créée pour accompagner les projets musicaux et culturels d’artistes locaux mais également hors Mayotte.
Le premier projet est en effet mon album « Hérésie » mais d’autres projets sont à venir… A découvrir bientôt.

 

En 2002 tu as fait un duo avec le grand Joey Starr comment s’est fait la rencontre, le projet… ?

A l’époque, un des membres de mon groupe E2C était également ingénieur du son. Il travaillait sur un des projets de Joey Starr. Un jour, il lui a fait écouter un de nos morceaux « Comment ça ? » et Joey Starr a accroché tout de suite. Comme c’est quelqu’un d’entier et qu’il n’a qu’une parole, il a posé sur le refrain.

Par la suite, il nous a invités à participer à son émission nocturne sur Skyrock. Une très bonne expérience !

Collaborer avec une pointure du rap français nous a boosté et a fait que nous avons persisté dans le milieu.
Suite à cette 1ère rencontre avec Joey Starr, nous avons également collaboré avec Kool Shen sur son label « IV my People ». Nous avons fait une apparition sur les 2 premières compilations « Streetly Street » sorties sur ce label. (Mdm : bravo !)

 

D’où te vient ton inspiration ?

Les sources d’inspiration sont inépuisables : mon quotidien, mon état d’esprit du jour, l’actualité… Il y a tellement de choses qui méritent d’être soulignées que trouver l’inspiration n’est pas trop difficile.

Ce qui peut être compliqué est de retranscrire ses pensées et se faire comprendre avec ses propres mots. Mon rap me correspond à 100%, de la manière de parler  aux expressions que j’utilise dans mes textes.

Depuis toutes ces années j’ai toujours gardé la même ligne directrice. Pour moi le principal est d’être authentique et je pense que c’est valable pour tout ce que l’on fait.

C’est ceux qui ne trichent pas qui durent !!!!

 

Quel est ton meilleur souvenir en tant qu’artiste ?

Je dirais que j’ai un meilleur souvenir en tant que membre du groupe E2C et un meilleur souvenir plus perso.

En tant que membre du groupe E2C, c’était sans aucun doute ma 1ère scène lors d’un tremplin artistique à Saint Denis. L’émotion était à son comble. Etre pour la 1ère fois sous les feux des projecteurs, partager sa musique et voir que les gens adhèrent. Ca a été un moment exceptionnel.

Au niveau personnel, je dirais que la sortie de mon album solo a été un moment fort pour moi. J’y ai mis énormément d’attention et de passion,  de la première à la dernière plage afin le public ne fasse pas qu’écouter les morceaux les uns après les autres mais arrive à entrer dans mon univers.

 

Qu’as-tu envie de dire à nos graines de chanteurs ?

Je leur conseillerais de s’accrocher à leur passion, même si le chemin n’est pas facile.
Il ne faut pas forcément chercher la gloire mais plutôt vivre pleinement sa passion qui reste pour moi l’essentiel. Travailler dur, ne rien lâcher, croire à fond en ses convictions et ne pas oublier que la victoire et la défaite sont intimement liées.

 

Comment peut-on suivre ta musique ? (deezer, youtube, facebook…)

L’album est en téléchargement sur toutes les plateformes légales (Deezer, Amazon, Fnac, etc…).

J’ai également une chaine youtube et une page Facebook.
Vous pouvez également suivre l’actualité de mon label sur la page Facebook de Double SD Prod.

 

As-tu un message à faire passer aux lecteurs ?

J’espère que ma musique éveillera leur curiosité, qu’ils passeront un bon moment et pour ceux qui l’apprécient, qu’ils n’hésitent pas à la partager. Ce qui fait un artiste est son public, il ne faut pas l’oublier.

 

Quel sont tes projets d’avenir ?

Je commence à travailler sur le prochain album tout doucement. J’ai déjà écrit quelques textes et composé quelques prod. J’ai également d’autres projets en parallèle en phase de concrétisation.

 

Que pensez-vous de Mahorais du Monde ?

Je trouve l’initiative intéressante. Cela permet de découvrir les mahorais qui vivent à l’extérieur de l’île mais également ceux qui ont eu Mayotte dans leur vie un jour ou l’autre.
Je souhaite une bonne continuation à « Mahorais du Monde » et que ce blog continue à mettre en lumière les mahorais d’origine et les mahorais de cœur dans le monde entier.

 

 

Chafik Zoo-Air

5 novembre 2012 | Par

Chafik Zoo-Air

Jeune Artiste From Mayana plus précisément de Boueni ( Passam City Chaf Masta a travaillé avec plusieurs groupes comme RS One , Found houssein Street 976 kAIRA ( Dayane ) El Mafio etc… cONnu Par tous Grâce à certains de ses tubes comme « ma jevien de » ou bien « Ocean indies avec shamsyah » … source Massiwa VBZ

L’artiste du mois: DEEJAY

5 novembre 2012 | Par

Interview de « Mahorais du monde » http://mahoraisdumonde.blogspot.fr/

 

Rencontre avec l’artiste du moment, qui nous présente son parcours de ses débuts dans le rap jusqu’à la réalisation d’un de ses rêves : son premier album sorti en juillet 2012 et déjà dans les bacs.
Son nom de scène DeeJay a été inspiré de son prénom. Un jeune homme talentueux qui évolue dans l’univers Hip Hop de Mayotte avec un style propre à lui qui le distingue parmi les autres. Avec déjà quelques années d’expérience musical DeeJay est sans doute un de nos meilleurs espoirs dans le milieu du rap mahorais.
Je vous invite maintenant à lire l’interview de notre étoile du jour.

Dis-nous qui tu es et d’où viens tu ?
DEEJAY (Djamaldine HAROUNA) j’ai 26 ans, je suis de Cavani (Mamoudzou) / Combani(Tsingoni) et je vis actuellement en métropole sur la ville de Montauban dans le 82.

 

 Quel a été ton parcours scolaire ?
 J’ai fait toutes mes études jusqu’en 3ème à Mayotte, ensuite j’ai intégré un cursus professionnel en comptabilité en métropole.
Je n’ai jamais vraiment aimé l’école malgré mon intérêt pour la langue française, le savoir en générale mais plus intéressé par les Arts et les sciences humaines. L’école j’y  allai par principe et pour faire plaisir à mes parents :) .

 

 Quel a été ton meilleur souvenir à  Mayotte ?
Chaque instant passé à Mayotte est un grand souvenir pour moi mais je dirai que les 3 années passées à Combani (le village de ma mère) ont étés les plus marquantes car c’est dans ce village que j’ai vraiment pris gout au Hip-hop et c’est également le village de mes premiers pas scéniques.

 

 Qu’est ce qui t’as poussé à chanter ?
À l’époque, j’étais en primaire, mon frère faisait parti du groupe « Clan macoy », j’assistai aux répétitions, aux prestations scéniques du groupe etc… et je trouvais cela très beau. J’ai toujours été attiré par le milieu artistique. Au collège, quand mon frère répétait dans sa chambre j’étais à coté et dès qu’il quittait la chambre je me mettais à rapper ses textes et à l’imiter.
Par la suite il m’a aidé à écrire des textes et à les rapper. Depuis j’ai pris gout à l’écriture et au rap et j’en suis même devenu accro !

 

 Comment as-tu trouvé ton pseudo ?
C’est mon frère qui m’a donné ce surnom. Et tout simplement : Djamaldine sans le « dine » donne Djamal, sans le « a » cela devient « Dj mal » et sans le « mal » a donné le blase « Deejay ». (Mdm : pas simple à trouver ce pseudo lol)

 

 Ou a été tourné ton clip et qui est cette belle demoiselle J ?
Produit avec le label « STAFOULA.RECORDS » le clip « dernière lettre » a été tourné sur Bordeaux à la plage du Porge par « KLD PICTURE ». Lady Kaylani est une artiste qui fait partie du même label que moi. Travaillé en commun n’est donc pas une surprise.

 

 Pourquoi avoir choisi une chanson dédiée à la « maman » ?
« Dernière lettre » est le deuxième morceau de l’album à avoir était enregistrer en studio. Ce n’est pas seulement une chanson dédiée aux mamans mais une lettre lu à voix haute qui s’adresse à toutes les personnes qui me connaissent et qui comptent pour moi. Je voulais donc lui donner une apparence et leurs poster ma lettre en image.

 

 Qu’est ce qui est le plus dur dans ta passion la chanson?
Le rapport à l’écriture part souvent d’une démarche personnel. Lorsqu’on soumet sa musique aux autres, c’est là que réside la difficulté. Réussir à toucher les gens, à leur faire apprécier  votre travail est la chose la plus délicate à faire. Une chanson réussit est une chanson qui se vit.

 

 D’où  te viens ton inspiration ?
J’écoute beaucoup de musique, surtout du rap et également de la musique mahoraise traditionnelle (chigoma, mgodro etc…) mais ma principale inspiration reste « la garde impériale » (MdM : groupe mythique originaire de Cavani et l’un des pionniers dans l’histoire du rap Mahorais). Quand j’écoute du « G-1 » cela me donne l’envie de toujours être à la hauteur « du classico » car c’est un groupe qui a su accompagné toute une génération.
Au niveau de l’écriture, c’est vraiment de l’instinct et selon la thématique que je tente d’explorer.
Il y’a différentes façons d’appréhender le Rap, selon le type de son sur lequel on travail. En tout cas c’est comme ça chez moi. De l’égo-trip à un morceau plus conscient, il y’a différentes couleurs, différents panels donc différents sons.

 

  Quels sont tes projets ?
Je viens de terminer mon premier Album solo et je suis en train de travailler en ce moment sur un projet qui s’intitulera « ALL STARZ » sur lequel va figurer quelques morceaux déjà connu par certains qui suivent ce que je fais, des nouveaux morceaux qui sont en préparation et pas mal de featuring.

 

 Une anecdote ?
Ma rencontre avec SEFYU à Limoges pour la première partie de son concert avec « LA GARDE IMPERIALE et LYRICAL MIT. Toute la famille sur scène c’est un truc de fou !

 

Ton album est sorti récemment, comment a été le parcours jusqu’à l’aboutissement de ton projet ?
En fait lorsque j’ai décidé de commencer mon album solo, j’ai commencé a travaillé avec « DAD KILLAH » car j’avais l’habitude de bossé avec lui vue que nous faisons partie du même groupe mais j’ai dû écourter l’entreprise pour des raisons de planning.
Quelques mois plus tard j’ai discuté avec « BAZMO » (producteur du S.R) qui lui voulait juste prendre des nouvelles, à la base,  pour savoir où en était mon projet. Se faisant il m’a alors proposé de reprendre l’album et de le faire renaitre au saint du « STAFOULA.RECORDS » (Label Mahorais). J’ai donc collaboré avec le label et le résultat est à la hauteur de mes attentes.

 

 Quels conseils donnerais-tu à un jeune de Mayotte qui voudraient aussi chanter?
Comme dirais mon frère : « Msouboute, il faut l’être même un peu car sans nos rêves nos vies ne valent plus rien ».
Cette phrase signifie beaucoup pour moi car elle est vraie. Il ne faut pas avoir peur de faire les choses auxquelles on croit. Il ne faut pas avoir à faire face à ses regrets. L’essentiel, c’est de s’épanouir dans sa passion mais c’est aussi de la discipline et beaucoup de travail ; tant sur le plan de l’écriture que dans la recherche musicale.

 

    Qu’est-ce que tu fais actuellement à part la musique?
De la musique et encore de la musique lol, sinon j’ai une vie privée.
    Peut-on vivre de la musique à Mayotte ?
Je pense que c’est possible mais pas dans l’immédiat, je dirais dans un futur proche. Je pense que c’est avec la nouvelle génération de Mayotte que la musique va prendre une nouvelle trajectoire afin de mieux s’exporter et toucher un plus vaste publique.

 

              Qu’est-ce que tu aimes le plus, et ce que tu déteste le plus dans la musique ?
J’aime la musique parce qu’elle ne connait pas de limite. Je ne peux pas la détesté car c’est ce que je fais de mieux lol. (MdM : Passioné jusqu’au bout !)

 

                Qui est à la conception de ta pochette ?
Je suis à l’origine de toute la conception graphique du disque.

 

              Et qui a fait ta musique et comment tu as choisis celles que tu utilises ? Les instrus ?
Avant de commencer à créer ma musique, je commence toujours par me l’imaginé et la structuré dans ma tête. Je conçois comme un scénario. Je la visualise ensuite j’écris; et seulement après je commence à composer.
Les titres figurants « sur les routes du monde » n’ont pas étaient choisis au hasard; c’est un cheminement logique à travers « mon Banga ». Aucun morceau n’a donc était mis en retrait vue que tout l’album était déjà structuré.
Les instrus sont à 50% de ma composition et certains sont issus d’une plateforme d’échange entre « beatmaker ».

 

          QUE PENSEZ VOUS DE MAHORAIS DU MONDE ?
“The Wordl is Ours!” Je pense qu’avec ce slogan on a tout dis. J’adhère complètement au but surtout en sachant d’où l’on vient.
Je crois que c’est l’avenir, en termes d’information et de communication positive. C’est important de médiatiser les évènements, ça l’est encore plus quand on diffuse l’image positive, et j’en suis encore plus heureux quand cela concerne mon ile chérie.
Je souhaite un grand avenir sur le net mais également, inch’allah sur papier.
Ils font qu’on existe, qu’on nous donne les moyens de se faire connaitre et que le monde sache que Mayotte a ses talents et ses réussites (et non seulement des mangeurs de mabawas lol). Comme je le dis dans Territoire (exclu hors Album,) « Mayotte a sa jeunesse dorée, ses jeunes espoirs »
MAHORAIS DU MONDE, c’est des Mahorais sur les routes du monde qui brille pour la terre mère. Et Merci pour cet espace. Bonne continuation.

 

Retrouver Deejay sur http://www.deejay-lesite.com/.

BO HOUSS, Le son hip hop mahorais.

4 novembre 2012 | Par


« L’idée principale est de jouer de la musique moderne dans la tradition. Je suis parti du Hip-Hop de manière générale, mais je suis très attaché à la culture, aux traditions, aux rythmes ternaires et à la musique urbaine. J’essaie de créer un peu ma sauce avec tout ça et de vivre avec mon temps, mais nous ne devons pas ouvlier l’héritage qu’on nous a laissé… » Bo Houss

De son vrai nom Houssamouddine Kordjee, Bo Houss a démarré sa carrière en 2008 avec la sortie de sa mixtape « Masterehi » qui lui permet d’entrer dès lors dans le cercle fermé des artistes populaires mahorais.
Les styles locaux, souvent ternaires comme le « m’godro », sont pour la première fois intégrés dans une musique Hip Hop en mahorais, où ils sont adaptés, recomposés et arrangés, donnant ce groove et ce son urbain caractéristique de la musique de Bo Houss.
Artiste citoyen et porte-parole de la nouvelle mouvance musicale et urbaine mahoraise, Bo Houssest préoccupé par l’avenir de Mayotte. Il offre au travers de ses chansons une réflexion sur son île aujourd’hui, à l’aube de sa départementalisation.

 » Bo Houss, il résume ce que pour moi est la « Musique du monde » nouvelle et il est capable de faire un Hip Hop qui ne ressemble pas au Hip Hop aseptisé, ne ressemble pas au Hip Hop américain avec la chaîne autour du cou et c’est intéressant ça  »
Bernard Aubert – Président de Babel Med Music

2009
▪ « 9 semaines et 1 jour » Vainqueur mahorais.
▪ Prix Hishima du meilleur artiste.
2010
▪ Prix Hishima du meilleur album (« Récompenses » en shimaore).
▪ Premier album « Shimaore tu » qui signifie « Seulement Shimaorais ».
2011
▪ Lauréat de la 3ème édition du « Prix Musiques de l’Océan Indien ».
▪ Compilation « Francophonie 2011″ initiée par l’Organisation Internationale de la Francophonie.
▪ Compilation « Fête de la Musique, 30ème édition » initiée par le Ministère de la Culture et de la Communication regroupant les 50 artistes ayant marqué l’histoire des musiques d’outre-mer des 30 dernières années.

 

Source: http://www.bohouss.com/